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Locastrad Location Violon Violoncelle Alto à Paris
Veronique Gillet - Guitariste - Site officiel
Gauthier LOUPPE, de nationalité belge, est né à Luxembourg le 12 mai 1959. Il est issu d'une
famille où l'art de ciseler le bois est une tradition. Dès son jeune âge, il apprend le maniement
des outils.
Il se forme à la grande tradition de la lutherie italienne à Crémone, cela au sein de l'Ecole
Internationale de Lutherie (I.P.P.I.A.L.L.) de 1979 à 1983. Son maître principal est Giorgio
SCOLARI de Crémone. Il a travaillé également pour le Maître Mario GADDA de Mantoue.
Son travail est la restauration, la construction, l'achat et la vente des instruments du quatuor
à cordes (Violon-alto-violoncelle) Il a construit de nombreux instruments classiques du quatuor
à cordes.
Ainsi que des instruments particuliers, tels :
1982 un cistre incrusté.
1983 une viole de gambe.
1985 un luth renaissance à 8 chœurs.
1995 le " Violon Contemporain " création personnelle.
1999 le violon " Vent de Liberté " création personnelle.
2000 le violon " Dopo la tempesta " création personnelle.
2000 le violon " Saphir " création personnelle.
2000 le violon " Structure " création personnelle.
2001 le violon " Ouroboros " création personnelle
2002 le violon " Quintessence " création personnelle
2002 le violon " Serpentaire " création personnelle
2002 le violon " Florilège " création personnelle
2003 le violon " Résurgence " création personnelle
2001 à 2004 le quatuor " Phénix " création personnelle
2005 l' alto " Pentacle " (5 cordes) création personelle
Publications :
Livre : " Quelle forme nouvelle pour le violon ? ", Les Amis de la Musique, SPA 1995.
Articles : Nombreux dans la revue " Lutherie et Archèterie française " du Groupe des Luthiers et Archetiers d'Art de France (G.L.A.A.F.).
Disque : " The Millénium Violin " -" Vent de Liberté " chez René GAILLY en 2000.
Prix :
1982 Lauréat de la Fondation pour la promotion artistique, W.STAUFFER, pour réalisation du
cistre incrusté.
1995 Médaille d'argent avec mention spéciale de l'Académie Internationale de Lutèce, à Paris,
pour la réalisation du "Violon contemporain ".
1995 Premier Prix attribué par la Commission d'Encouragement aux Métiers d'Art de la Région
Nord/Pas-de-Calais en France, lors du 7ème Carrefour International.
1996 Lauréat de la Fondation du Dr. Désiré JAUMIN , pour les Sciences, Arts et Lettres en Wallonie.
1996 Nommé Citoyen d'honneur de Martelange.
2001 Lauréat wallon de la Fondation SPES.
Cours :
Professeur invité au Québec par l'Ecole Nationale de Lutherie pour donner une formation relative à
ses recherches et travaux, tant artistiques que scientifiques, pour les luthiers professionnels.
Conférences :
Gauthier LOUPPE donne de nombreuses conférences dont les contextes sont très variés :
- U.S.A.: lors du "7th American Cello Congress" qui s'est tenu à Phoenix.
- Canada-Québec: lors d'une formation que Gauthier LOUPPE donne à l'Ecole
Nationale de lutherie de Québec.
- France: lors du trentième anniversaire de l'Ecole de Lutherie de Mirecourt, réunissant le
GLAAF (Groupement des Luthiers et Archetiers d'Art de France)et l'ALDFI.
(Assiciation de Luthiers pour le Développement de la Facture Instrumentale).
- Belgique: au MIM (Musée des Instruments de Musique) à Bruxelles, au Musée de la
Radiologie à Bruxelles, pour des Services Club tels le Rotary, le Lion's Club, le Kiwanis, le 51
et autres cercles. Lors d'expositions, de remises de prix,...
Et ce, dans de très nombreuses villes belges, de Ostende à Arlon et de Liège à Mons.
De nombreux articles sont écrits à propos de Gauthier LOUPPE dans :
Le Soir, La Libre Belgique, La Meuse, Le Vif -l'Express, le Monde de la Musique, Time magazine, …
Reportages et films :
1987 film de monsieur Badin, " Le luthier de Marenne "
1998 "Mémoire au Pays de Liège " Portrait par la R.T.C. télévision de Liège.
1999 participation au documentaire "Le violon moderne " réalisé par le Centre Régional de
Documentation Pédagogique de l'Académie de Versailles, en France.
2000 Documentaire "Quatuor pour un atome " réalisé par l'Institut des Arts de Diffusion de
Louvain-la-Neuve.
2000 Présenté dans le reportage sur le Musée des Instruments de Musique , réalisé par la
R.T.B.F. télévision.
2000 au M.I.M. R.T.B.F.
2001 "Le luthier à Marenne" le métier de luthier et le créateur: T.V. LUX
2001 "Le chant du bois" dans l'atelier de Marenne R.T.B.F.
2002 "C'est fabriqué près de chez vous" R.T.B.F.
2004 TV.5 "C'est pas le bout du monde"
2005 ARTE "Le mystère Stradivarius" documentaire, partie filmée dans l'atelier pour la
création contemporaine et actuelle.
De nombreux reportages radio et T.V. lors de différentes manifestations et lors des différents prix.
L'art est le reflet d'une époque, d'une manière de vivre et d'une société.
Le violon en tant que tel, est le symbole du conservatisme.
Qu'est-ce qui a changé pour le violon en plus de cinq siècles ? Bien peu de choses.
La littérature musicale, si généreusement offerte par les compositeurs de génie, démontre une véritable
évolution ou révolution. Pour y répondre, les virtuoses et interprètes ont étudié, créé et appliqué de nouvelles
techniques musicales violonistiques.
Les luthiers ont également cherché des améliorations concernant principalement la puissance des
instruments, ce qui a réussi. Stradivarius a lui-même modifié la forme du violon en lui retirant les "pointes ".
Il a réalisé quelques instruments de cette forme.
Les recherches ont continué tout au long du 19e siècle, maintenant encore. Toutes ces évolutions ne sont
pas très connues, car elles étaient tantôt expérimentales, tantôt farfelues essayant de répondre à un besoin
ponctuel. Ces instruments de musique ont fini leur vie dans les musées.
Pour réaliser un objet quel qu'il soit, il faut posséder une méthode, une technique, un savoir-faire, qui sont la
fonction et l'essence même de l'artisan. Pour réaliser des instruments de musique, tels ceux du quatuor à
cordes, il faut nécessairement les qualités de l'artisan, mais aussi quelque chose de plus, puisqu'il y a en plus
la création d'un son, qui est impalpable et de qualité subjective.
Tout ceci donne une dimension supplémentaire, dans ce cas, l'appellation sera "artisanat d'art ".
Dans les ouvrages se rapportant à l'art des XIX ème et XX ème siècles, on en trouve qui traitent de peinture,
de sculpture, d'architecture, d'ébénisterie, d'urbanisme, de science, de photographie, de bande dessinée, de
composition, de philosophie de littérature, de théâtre… mais rien en ce qui concerne la lutherie.
La lutherie ne serait-elle pas considérée comme un art ?
Ne s'est-il donc rien passé durant ces deux siècles dans ce domaine ?
Bien sûr, il y a eu quelques recherches expérimentales, mais elles sont restées sporadiques et n'ont
malheureusement engendré aucun courant artistique.
Ceci nous pousse à nous poser quelques questions :
- La lutherie fait-elle partie du monde artistique ?
- La lutherie est-elle à la traîne dans l'évolution artistique ?
- Est-elle et restera-t-elle l'arrière garde ?
- Les instruments du quatuor sont-ils
réduits à n'être que des outils de travail ?
Il est important de connaître le passé, pour comprendre les recherches
et les travaux des luthiers des XIX ème et XX ème siècles.
Ce regard permet de mieux comprendre l'état actuel de la lutherie.
Les recherches, les créations et les réalisations du luthier Gauthier LOUPPE,
qui font l'objet de cette exposition, représentent un potentiel pour l'avenir de
la lutherie. Mais, comment parler de cet avenir, s'il n'y a pas la présentation
de ces objets, qui sont le fruit de plus de dix années de travail ?
C'est donc des effluves et autres émanations tout droit sorties du creuset
qui est l'antre de cet artisan, que nous parlerons.
L'atelier du luthier Gauthier LOUPPE, situé loin des regards indiscrets, mais éclairé par l'étude et la recherche
permanente, permettant l'évolution des connaissances, dont nous voulons vous entretenir.
Un des livres importants que nous pouvons trouver et lire est celui de TOLBEQUE: " L'art du luthier ".
C'est là que commence la réflexion du luthier. La lutherie est donc un art. Il semble que la définition serait un
peu courte si elle se limitait à cette affirmation, sans compter que le luthier se présente souvent comme
artisan et non comme artiste.
La lutherie est-elle un artisanat, un artisanat d'art ou un art ?
C'est ici le point important de toute la présentation, car ce domaine n'est que
peu ou pas exploré, pourtant, il offre des possibilités d'avenir.
Suite aux réalisations antérieures qui viennent d'être présentées, des luthiers actuels
continuent cette démarche, mais ils sont très rares et disséminés dans le monde.
Certains essais ne semblent pas très heureux…par contre, d'autres réalisations sont réussies.
Trop souvent, la culture classique des musiciens et des luthiers eux-mêmes entrave l'évolution.
Cette culture prône le classicisme et le conservatisme, pourtant la musique évolue, comme tout art!
Pourquoi la lutherie devrait-elle être confinée dans le "passéisme" ?
Pour donner un nouvel élan à la lutherie, il faut redonner toute l'importance à la complémentarité
dans la trilogie relationnelle entre : le luthier, le compositeur et le musicien.
L'un fait évoluer les autres, et le niveau est rehaussé pour tous.
Les créations du luthier Gauthier LOUPPE tentent de démontrer que la lutherie peut ne pas être figée
et que son état est évolutif. La présentation de ces nouveautés contribue à changer les mentalités,
à élargir les regards, permet de redonner aux luthiers l'envie de créer, à l'instar de celle qui existait
durant la Renaissance et "l'âge d'or " de la lutherie.
Que ceci permette aux musiciens de prendre goût aux nouveautés,
qui seront une richesse patrimoniale dans le futur.
Toutes ces modifications ont participé à l' évolution de la virtuosité violonistique et de la sonorité. Mais l' art
de la lutherie est-il à son sommet ? La lutherie peut-elle encore évoluer ? Ou doit-elle rester enfermée dans
des canons inspirés des modèles baroques ?
Au cours du XIX ème siècle, beaucoup d' expérience ont été réalisées sur la forme su violon, sur les voûtes...
De grands luthiers, tel Jean-Baptiste Vuillaume, se sont prêtés à ce " jeu ". Les travaux réalisés avaient pour
but d' aller plus loin dans la recherche de la sonorité et de la performance. De nombreux instruments
ingénieux n' ont pas eu le succès qu' ils méritaient et se sont retrouvés dans les musées .
Quelques dernières sont apparues au début de ce siècle et après la Seconde Guerre mondiale, telles la
mentonnière, les cordes filées du métal (aluminium, acier, argent, oc...) et l' épaulière.
Bien que le luthier crée un objet utilitaire à l'opposé du sculpteur ou du peintre qui s' exprime à travers l'art pur,
la lutherie est un art, pas seulement un artisanat. Pour créer un instrument, le luthier peut s'exprimer, faire
preuve de personnalité. Bien sûr, c'est un travail subtil car l'art se reconnait dans la sculpture de la volute,
le placement des filets, le volume des voûtes, les finitions des bords, la coupe des ouïes, etc...
La création de l' instrument est une oeuvre, une pièce unique, car il n'y a pas deux instruments d' un même
luthier qui soient identiquement pareils et qui produisent un son de même timbre. La plus grande création est
le son. Le travail et la difficulté ne sont pas de partir d' un bout de bois pour en faire un objet, mais bien de
sculpter un bout de bois pour en faire " un son " et pas n' importe lequel : chaud, profond, puissant, qui
sache transmettre une émotion, un sentiment, et faire vibrer celui ou celle qui l' écoute .
Il faut savoir que le violon est le fruit des instruments
du passé, de l' Antiquité et du Moyen Age . C' est à la
renaissance que les grands bouleversements arrivent.
Les mutations sont grandes : on s' approche du violon
avec la viole. Le premier violon apparait dans la première
moitié du XVIème siècle et trouve son apogée dans le
baroque avec les grands maîtres italiens :
Amati, Guarneri et bien sûr Stradivari.
Et là, finit l' évolution de la forme du violon .
Dès la fin de la création du "Violon Contemporain "
germait dans l'esprit du créateur un nouveau projet.
Gauthier LOUPPE caressait un rêve : réaliser un
quatuor empreint d'art contemporain et de sa
philosophie.
Le Quatuor "Phénix" est considéré comme la grande
oeuvre. Ce quatuor est la synthèse de l' ensemble
des créations qui le précèdent. Sa création est la
plus importante, commencée en 2001, il aura fallu
quatre années pour l' achever. Cet ensemble est
composé de deux violons, un alto, un violoncelle
issus du même arbre dans un même style au service
d' une sonorité unitaire qui se déploie
harmonieusement des sons graves du violoncelle
aux plus aigus des violon en passant par l' alto.
Le bois du quatuor est dans le même arbre, car les
quatres instruments sont une seule et même oeuvre.
Le compositeur et violoncelliste américain David
Preiser à ecrit une oeuvre spécialement pour ce
quatuor d' instruments à cordes, joué en création
mondiale par le quator "Verhaeren" à la Maison de
la Culture de Marche-en-Famenne (Belgique).
La grande différence entre les deux est que le "design " simplifie les lignes et les formes, alors que ce qui a
été réalisé les complexifie.
Le luthier souligne ceci :
" Cette réalisation est très probablement le reflet de moi-même. Certaines personnes me disaient qu'elles y
voyaient un être compliqué, torturé, tumultueux, etc. Il me semble plutôt y voir quelqu'un en voie de libération
qui se laisse aller à son imagination sans retenue et qui est de plus en plus en possession de ses moyens
pour y arriver. La vie n'est pas simple, tout artiste s'exprime par son art, et par ce mode d'expression, il réalise
peut-être sa propre thérapie.
Je pourrais dire comme DALI, "La grande différence entre un fou et moi, c'est que je ne suis pas fou ".
Ce violon est encore plus fou que le précédent, diront certains, mais qu'est-ce que la folie ?
Que nous fait-elle faire ? N'est-il pas plus fou de suivre les conventions limitatives et restrictives que de vouloir
s'épanouir ?
L'"Eloge de la folie " écrit par ERASME, ce texte vieux de 500 ans reste d'actualité. Il nous propose de
prolonger cette réflexion. Pour être fou dans l'art, il faut en avoir les moyens. Les moyens d'accès sont la
technique, les capacités et le travail acharné. L'art n'est pas inné, il est composé de 5% de don et de 95% de
transpiration.
Un travail n'est jamais fini, il est le fruit d'une recherche antérieure et est la base pour des réalisations futures ".
Ce nouveau violon, porte le nom de : " Vent de liberté ". C'est peut-être un pléonasme, car le vent est déjà leCe travail de recherche, de création et de réalisation allie plusieurs disciplines :
- la lutherie (la technique de construction)
- l'art (l'inspiration)
- la science (la connaissance)
- la musique (la sonorité et la technique violonistique)
- la philosophie (la raison d'être de la démarche)